CHOGUEL K. MAÏGA FACE A TIEBILE DRAME ET MOUSTAPH DICKO

‘’ Je ne suis pas un défenseur de la dictature’’

Renouveau TV et Mali Plume en partenariat avec la Maison de la Presse ont organisé le vendredi 26 mars 2021, un espace commémoratif du trentenaire de la démocratie malienne, sur le thème : « Regards croisés des acteurs et témoins sur les acquis, défis et perspectives ».Cet espace initié par M. Oumar Sidibé, s’est déroulé en deux phases.

Le premier panel modéré par Alexis Kalambri était animé par le président de la Maison de la Presse, M. Bandiougou Danté, le président du CSDM, M. Mohamed Cherif Haïdara, la présidente de l’AJCAD, Mme Adam Dicko et la présidente de la CAFO, Mme Dembélé Ouleymatou Sow. Le second panel modéré par Chahana Takiou était animé par le président du MPR, Dr Choguel Kokalla Maïga, le président du PARENA, M. Tiébilé Dramé et le vice-président de l’ADEMA-PASJ, M. Moustaph Dicko. Pour des raisons de décès d’un ami d’enfance, Me Mountaga Tall n’a pas pu prendre part à cet espace. Tiébilé Dramé a expliqué que le 26 mars, c’est la victoire du peuple malien.

Le 26 mars, c’est l’aboutissement d’une longue quête de démocratie. Selon lui, il est important que les jeunes sachent qu’il n’y a pas très long temps, que créer des associations, s’exprimer librement, diffuser des tracts conduisaient en prison. Pour lui, il est extrêmement important qu’on n’oublie pas la portée de ce mouvement populaire qui a conduit à l’avènement de la démocratie, du multipartisme. C’est la victoire de tout un peuple debout pour passer à une nouvelle étape. Dr Choguel Kokalla Maïga a demandé aux uns et aux autres de prier pour la mémoire de ceux qui sont tombés le 26 mars, mais aussi pour toutes les victimes des conflits politiques de l’indépendance à aujourd’hui, et toutes les victimes innocentes des crises politiques et sécuritaires.

Dr Maïga pense que la quête du mieux-être, des libertés, est une quête permanente. Selon lui, en 1991, les maliens ont parlé de démocratie pluraliste, les libertés fondamentales de l’homme telles que la liberté de penser, de culte, d’entreprise, de presse, de militer dans le parti de son choix. Il a précisé qu’en 1991, au moment du changement de régime le 26 mars, les maliens avaient la liberté de presse rétablie, la liberté d’entreprise rétablie, il restait la liberté d’exercer dans le parti de son choix. Cette phase a été mal négociée de part et d’autre, ce qui a conduit à des drames regrettables. Le 26 mars 1991, il n’y avait pas de prisonniers politiques, il n’y avait aucun journaliste en prison. Après le 26 mars, il y a eu des journalistes en prison, des journalistes disparus, des hommes politiques en prison. Le 26 mars 1991 est une date historique de notre pays.Aux dires de Moustaph Dicko, le 26 mars 1991, c’est la fin de 23 longues années de dictature, de non droit, de privation de nos libertés. Selon lui, il n’y avait que le parti unique au Mali. Tout le monde était forcément membre de ce parti. Tiébilé Dramé a expliqué que les tenants du régime dictatorial ont été les premiers à bénéficier des avantages du 26 mars. Les dirigeants qui ont été arrêtés dans la nuit du 25 au 26 mars n’ont pas été égratignés par quoi que ce soit, ils n’ont pas été torturés, ils n’ont pas été détenus dans des conditions humiliantes ou dégradantes. Ce sont les acquis de la démocratie. Sous le régime dictatorial, les uns et les autres se souviennent combien de dirigeants de ce pays sont morts en prison à Taoudenit, Kidal ou ailleurs. Il a posé la question suivante : Combien de combattants de la liberté ont (…)

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU LUNDI 29 MARS 2021

TOUGOUNA A TRAORE – NOUVEL HORIZON

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