IMAM MAHMOUD DICKO A LA RECEPTION DE SES DISTINCTIONS, HIER

‘’ Je ne peux pas être fier de  mon pays quand les décisions de souveraineté nationale sont discutées dans les salons des chancelleries étrangères’’

Comme annoncé, l’imam Mahmoud Dicko a eu sa haute distinction et a été décoré hier, mardi 30 mars 2021, au Mémorial Modibo Keïta.  Dr Ali Khalil Akil, secrétaire général de l’Organisation Mondiale des Droits de l’Homme, Dr Cheick AnineJaafanr Al Sayegh, Président Directeur Général du Centre Islamique Arabo-Africain, Représentant en Afrique de l’Ouest de l’Organisation Mondiale des Droits de l’Homme, Pr Cheick Legré Yaya, président du Conseil National Exécutif de la Confédération des Associations, Organisations et Conseils Islamiques de la Côte- d’Ivoire étaient présents.   

Au début  de ses propos, l’imam Mahmoud Dicko a dit ceci : « Je suis très heureux et très ému. Je me réjouis de ces distinctions, mais je ne suis pas fier. Je suis heureux, ému, mais pas fier. Je ne suis pas fier et je ne peux pas l’être pendant que le pays pour lequel on m’offre ces distinctions traverse cette situation ». Selon lui, ces distinctions sont dédiées à ce brave peuple du Mali, à cette jeunesse combattante. Il pense qu’en réalité, ce sont eux  qui méritent d’être magnifiés, cette jeunesse résistante et combattante, ce peuple digne et debout. L’imam Dicko a précisé qu’aujourd’hui il est difficile pour lui de manifester une fierté pendant que 90% du territoire de son pays ne sont pas sous le contrôle de l’Etat. « Je ne peux pas être fier quand dans mon pays les décisions de souveraineté nationale sont discutées dans les salons des chancelleries étrangères. Je ne peux pas être fier tant que cette situation perdure, mais je me réjouis de ce qui a été fait. Je pense que ce qui a été fait avant et aujourd’hui nous interpelle. Aujourd’hui il reste beaucoup à faire. Les maliens doivent se serrer les coudes. C’est aujourd’hui que nous devrons taire nos rancœurs pour un Mali debout, fort, parce que c’est une grande nation, un grand peuple qui a bâti beaucoup de civilisations, empires, royaumes etc. Cette histoire interpelle les maliens. Nous pouvons trébucher, mais ne jamais accepter de tomber », a précisé l’imam de Badalabougou qui pense que « de l’indépendance à nos jours, les différentes (…)

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU MERCREDI 31 MARS 2021

Tougouna A. TRAORE – NOUVEL HORIZON

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *