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mar. Mai 18th, 2021

RAPPORT D’AMNESTY INTERNATIONAL SUR LES VIOLENCES PERPÉTRÉES AU MALI

 DE  FORTES RECOMMANDATIONS POUR ÉVITER D’AUTRES ABUS CONTRE LES CIVILS

Ce rapport s’est penché sur les cas de personnes qui ont été tuées ou blessées lors d’interventions des forces de défense et de sécurité du Mali qui ont fait usage de la force meurtrière dans le contexte des manifestations antigouvernementales qui ont débuté en mai 2020 et du coup d’État du 18 août 2020. Durant cette période, plusieurs manifestations, spontanées ou autorisées ont eu lieu dans plusieurs villes du Mali, plus particulièrement à Sikasso (en mai), à Kayes (en mai) et à Bamako (de juin à août).

Ces manifestations se sont déroulées sur fond de contestation des résultats des élections législatives et des restrictions à la liberté de mouvement et de réunion pacifique instaurées par le gouvernement face à la pandémie de la COVID-19. Elles ont éclaté également dans un contexte de nombreux griefs formulés contre le gouvernement concernant la situation sécuritaire et sociale.

Amnesty International a rassemblé des informations sur plusieurs cas où les forces de défense et de sécurité ont fait usage de la force et d’armes à feu lors d’interventions pendant ces manifestations, faisant au moins 18 morts  dont un à Sikasso et trois à Kayes en mai ainsi que 14 à Bamako en juillet.

Il y a également eu des dizaines de blessés, notamment par balles. De nombreuses victimes des tirs des forces de défense et de sécurité ont été touchées ou blessées à la poitrine, parfois dans le dos, et beaucoup d’entre elles étaient des passants ou des personnes se trouvant sur leur lieu de travail ou à leur domicile. Ces faits attestent que les forces de sécurité n’ont pas respecté les normes internationales, ayant ouvert le feu alors qu’elles n’étaient pas en situation de « légitime défense » ou de menace imminente. Amnesty International s’est également attachée à retrouver les noms et les visages des victimes, afin qu’elles ne soient pas oubliées. Amnesty International affirme qu’au moins quatre personnes ont été tuées pendant le coup d’État du 18 août, atteintes par des balles qui auraient été tirées par des membres des forces de sécurité, contrairement aux affirmations des autorités de transition.

Amnesty International s’est entretenue avec un proche d’une victime, qui a été blessée par des coups de feu tirés par des soldats dans la Commune IV de Bamako. Cette personne a été soignée à l’hôpital Gabriel Touré avant de succomber à ses blessures. Amnesty International peut également confirmer que la gendarmerie malienne est au courant de ces décès et a même paraphé certains des certificats de décès délivrés par des sources médicales .Compte tenu des atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique et à la liberté d’expression, d’information et de réunion  , Amnesty International appelle de toute urgence   les autorités maliennes à :  « Accélérer les enquêtes sur les cas d’usage meurtrier de la force à Kayes (11 mai) et à Bamako (juillet) lors des manifestations, et (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE «NOUVEL HORIZON» DU MARDI 27 AVRIL 2021

MAHAMANE TOURE – NOUVEL HORIZON

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