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lun. Juin 21st, 2021

MOCTAR OUANE RECONDUIT DANS SES FONCTIONS DE PREMIER MINISTRE

LE GOUVERNEMENT D’OUVERTURE ATTENDU POUR NEGOCIER DANS L’URGENCE AVEC L’UNTM ET L’INVITER A OBSERVER UNE TREVE DURABLE

Ayant bénéficié de la confiance renouvelée du président de la Transition, chef de l’Etat, Bah N’Daw, le Premier  ministre Moctar Ouane va entamer la dernière ligne droite dans la mise en œuvre de la feuille de route du gouvernement. Cela en vue de la réussite de la Transition dont l’espérance de vie a été fixée à 18 mois par la CEDEAO. Après l’échec de la médiation, entreprise, le samedi dernier, à l’initiative des chambres consulaires du Mali, du patronat et des autorités religieuses et coutumières, l’UNTM maintient sa grève. Alors même que plusieurs travailleurs auraient souhaité une trêve durable à laquelle le prochain gouvernement devrait rapidement s’atteler.  

Considéré comme un homme de consensus, intègre et respecté, Moctar Ouane devra, une fois de plus, démontrer toutes ses qualités, notamment de compétence, qui ont même précédé sa nomination à la primature, en septembre 2020. Reconduit le vendredi 14 mai dernier dans ses fonctions de Premier ministre, il devra continuer à faire face, dans le but bien évident de les relever, aux multiples défis qui assaillent l’évolution normale de notre société. Au premier plan desquels l’insécurité, qui a désormais étendu ses tentacules sur l’ensemble du territoire national, mais aussi l’impunité, la corruption, le détournement et la mauvaise gestion des deniers publics. Des maux toujours décriés mais jamais combattus comme cela se devait.

A mi-chemin de la fin de la Transition, Moctar Ouane devra accélérer le rythme des réformes politiques et institutionnelles afin que la Transition soit couronnée de succès. Maintenant, face à la grève de l’UNTM, il faudrait un sursaut de l’ensemble des forces sociales du pays pour inviter la centrale syndicale à observer une trêve durable. Cela, malgré le caractère légitime de cette lutte syndicale.

Sinon si cette grève, qui débute ce matin même pour quatre autres jours, devrait se poursuivre, les travailleurs du secteur privé, notamment ceux dans l’informel, vont en pâtir sérieusement. Beaucoup de citoyens ne pourront pas faire face à leurs obligations quotidiennes, surtout après des dépenses occasionnées par la fête de ramadan.

L’INDISPENSABLE POURSUITE DU DIALOGUE POUR LE BONHEUR DES TRAVAILLEURS

Avec cette grève, le citoyen lambda, qui n’a ni réserve en produits alimentaires encore moins en espèces sonnantes et trébuchantes, ne sait plus à quel saint se vouer. Celui-ci, vivant au jour le jour, est balloté, d’un côté, entre l’Etat, qui se dit exsangue au vu des dépenses et des énormes défis notamment sécuritaires auxquels il doit faire face et, de l’autre, l’UNTM dont la vocation est de demander toujours davantage pour les travailleurs.

Comme on le dit très généralement, personne ne se sauvera sans l’autre. Alors qu’on aura maintenant un gouvernement plus inclusif, il y a lieu d’appeler à une trêve pour le plus grand bonheur des travailleurs. Car, à l’impossible nul n’est tenu, disait le sage.

En tout cas, la reconduction de Moctar Ouane est une sorte d’assurance tant pour les partenaires du Mali que pour la classe politique avec laquelle il a récemment renoué le fil du dialogue. Cela, dans le cadre du Comité d’orientation stratégique (COS) portant sur les réformes politiques et institutionnelles et dont il préside personnellement les travaux.

Mais pour ne pas se laisser piéger par le temps imparti à la Transition, cet homme d’action devra désormais mener une véritable course contre la montre, en compagnie bien évidemment de la prochaine équipe gouvernementale dont la liste est incessamment attendue.

C’est une tautologie que de dire le succès de la Transition ne dépendra de l’apport de toutes les filles et de tous les fils de la nation. Une nation qui a assez souffert et qui fait aujourd’hui trop pitié. Mais où l’espoir demeure…toujours intarissable.

Correspondance particulière – Mamadou Békaye FOFANA 

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