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jeu. Sep 23rd, 2021

LES SYNDICATS DES BOUCHERS MENACENT DE ROMPRE AVEC L’ACCORD SUR LA SUBVENTION DE VIANDE

«Si le gouvernement décide de ne plus reprendre l’opération, nous allons vendre le kilogramme au prix qui nous convient»

Suite à l’arrêt de travail des bouchers qui a eu lieu, les 03, 04 et 05 août 2021, notre rédaction a pris attache  avec  M. Modibo Guindo, le Secrétaire général des syndicats des bouchers de la Commune IV du District de Bamako pour s’imprégner des raisons qui les ont poussés à observer l’arrêt de travail de trois (03) jours. Selon M. Guindo, les motifs de cet arrêt de travail est relatif au non remboursement de la subvention que le gouvernement s’est engagé à payer aux bouchers.

M. Modibo Guindo  a tout d’abord expliqué que «le gouvernement et les syndicats des bouchers affiliés à l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) et autres syndicats des bouchers affiliés à la Centrale Démocratique des Travailleurs du Mali (CDTM) avaient signé un protocole d’accord pour subventionner le kilogramme de viande bovine».

Le Secrétaire général des syndicats des bouchers de la Commune IV poursuit : «Cela   trouvait qu’on vendait le kilogramme de la viande bovine de 2.800 F à 3.000 F avec os et à 3.500 FCFA le kilogramme de la viande sans os».

En effet, face «à cette cherté de la vie, le Front Populaire Contre la Vie Chère avec à sa tête Mariam Koné a plaidé auprès du gouvernement afin de  faire réduire le prix des produits de première  nécessité. Aussitôt, le gouvernement a rapproché les acteurs qui font le commerce de la viande bovine. Sur la question, le gouvernement et les syndicats des bouchers ont réfléchi sur comment réduire le prix de la viande bovine. En fin de compte, on est parvenu à un compromis dans lequel le gouvernement a décidé de subventionner sur chaque tête abattue quarante-cinq mille (45.000) FCFA aux bouchers, pour la population », a-t-il précisé.

Ainsi M. Guindo dira : «Nous avons entamé cette opération, le 12 juillet 2021. De cette date jusqu’au jour de la fête de Tabaski, il n’y avait pas de problème ».

Au début, affirme M. Modibo, « pour chaque tête le gouvernement remboursait quarante-cinq mille (45.000) Francs CFA aux bouchers. Dans le protocole d’accord il était dit que le boucher abat le bœuf la nuit. Dans chaque abattoir il y a une commission qui y siège, observe le nombre de têtes abattues par chaque boucher et confirme à l’aide d’un reçu signé. L’argent du boucher est remboursé en fonction du reçu signé par la commission. Nous nous étions mis d’accord  qu’on nous rembourse au lendemain soir.

Et la nuit nous partions chercher les bœufs pour le lendemain. Voilà donc ce qui a été signé entre le gouvernement et les syndicats », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général Modibo Guindo explique que toutes les incompréhensions ont commencé à cause du retard dans le processus de remboursement de l’argent par le gouvernement qui évoque, comme excuse,  la lenteur des procédures pour débloquer l’argent au niveau du trésor.

«Le gouvernement nous a demandé de décaler un jour dans le remboursement. Nous avons accepté la proposition. On a continué à travailler ainsi. Encore, il nous ont  demandé de décaler trois jours, nous avons accepté également. Malgré tout, les subventions n’ont pas été versées. Sur deux (02) reçus le gouvernement ne payait qu’un seul.

Pire encore, sur trois reçus le gouvernement a décidé de ne payer toujours qu’un reçu. Nous avons continué jusqu’à la fête. Pendant la semaine de la fête, la subvention a été suspendue », a-t-il expliqué.

Après la fête, dit-il : «La nuit du 26 au 27, la commission qui délivre les reçus a repris les travaux. Il se trouvait que tous les bouchers n’avaient pas repris avec les travaux», a déclaré M. Guindo.

Il ajoutera : «Le mardi 27 juillet les bouchers sont allés récupérer les deux reçus. Il se trouvait que nous avions trois reçus impayés. On nous a fait savoir qu’il n’y a pas d’argent.

Le 28 juillet on est arrivé à quatre reçus, c’était     un vendredi. Ils nous ont dit qu’on ne peut avoir   l’argent jusqu’au lundi. Dès cet instant, (…)

RETROUVEZ L’INTEGRALITE DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU LUNDI 09 AOUT 2021

ALPHA GALO – NOUVEL HORIZON

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