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lun. Jan 18th, 2021

2EME AUDIENCE PUBLIQUE DES VICTIMES DEVANT LA CVJR

UN GRAND MOMENT D’ÉMOTION QUI PROUVE QUE RIEN NE VAUT LA PAIX

La deuxième audience publique des victimes des différentes crises qui ont secoué notre pays a eu lieu le samedi dernier. Pour cette deuxième audience publique, ils étaient 10 victimes à témoigner publiquement des atrocités et autres traitements inhumains dont-ils ont été victimes. C’était au Centre International de Conférence de Bamako, sous la présidence du Premier ministre, Moctar Ouane, en présence des membres du Gouvernement, dont le ministre de la Réconciliation Nationale, le colonel-major Ismaël Wagué. Pour le PM, « le pardon demeure une valeur cardinale de notre société, un socle sur lequel nous devons bâtir la réconciliation nationale que tous nos compatriotes appellent de leurs vœux ! »

Dans son allocution, le chef du Gouvernement s’est réjoui de la tenue de cette deuxième audience publique de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR), consacrée aux atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique, notamment les assassinats, les meurtres, les tortures et autres traitements inhumains, cruels et dégradants. Tout en condamnant ces crimes, le Premier Ministre dira que « le gouvernement s’est engagé à procéder à un recentrage de l’agenda sécuritaire sur la protection des civils, permettant ainsi d’orienter plus efficacement les ressources et les énergies vers la sécurisation des personnes en première ligne et les plus directement affectées par la violence et l’insécurité.

Depuis son indépendance notre pays a connu des rebellions armées, des coups d’Etat, des tentatives de coups d’Etat et des crises politiques qui, pour la plupart, ont occasionné des violations graves de droits de l’homme. C’est dans ce contexte que la CVJR a été mise en place avec le mandat de « contribuer à l’instauration d’une paix durable à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale et des valeurs démocratiques ». Dans cet esprit, elle a inscrit en bonne place dans ses activités l’organisation de 6 audiences publiques.

Ces audiences portent sur les thèmes suivants : Les atteintes au droit à la liberté (arrestations arbitraires, détentions arbitraires, enlèvements, séquestrations) ; Les atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique (assassinats, meurtres, tortures, traitements inhumains, cruels et dégradants) ; Les disparitions forcées ; Les atteintes au droit à la propriété (pillages et dégradations de biens) ; Les violences contre les femmes ; Les violences contre les enfants. « A la différence des tribunaux qui cherchent à établir la culpabilité ou l’innocence des auteurs présumés, ici seules les victimes seront entendues, la CVJR leur offrant un cadre digne et sécurisé où elles pourront raconter les souffrances vécues », a clarifié le Président de la CVJR.

En effet, dira-t-il, « l’audience publique est un espace d’écoute respectueuse, où les victimes ont un rôle de premier plan. C´est un cercle de solidarité, construit autour du récit, comme tant d’institutions traditionnelles au Mali. Elle permet surtout de rendre aux victimes leur dignité, d’intégrer leurs récits à la mémoire nationale et de faciliter un début de guérison. Il s’agit donc d’une contribution concrète à la promotion du dialogue, du pardon, de la réconciliation nationale et de la paix, toutes choses qui sont au cœur des missions assignées à la Transition ».

Pour rappel, le 7 décembre 2019, la CVJR organisait la première audience publique sur le thème des atteintes au droit à la liberté qui a profondément ému nos compatriotes. Aussi, cette 2ème audience publique portait sur le thème des atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique. Il faut reconnaitre qu’à des degrés certes divers, la plupart des crises que notre pays a connues ont été marquée par des atteintes au droit à la vie et à l’intégrité physique (assassinats, meurtres, tortures, traitements inhumains, cruels et dégradants). Pour le Président de la CVJR, les assassinats et meurtres sont comme chacun le sait des crimes graves, mais les traitements cruels, inhumains ou dégradants sont également considérés comme des crimes au regard du droit international humanitaire et de notre législation nationale.

« Les douze témoignages que nous entendrons aujourd’hui ne sont qu’un petit échantillon des 19 000 dépositions reçues dans nos antennes régionales. Nous louons le courage et la générosité de ces hommes et femmes qui ont accepté de partager leurs expériences avec la communauté nationale. Ils sont représentatifs de l’ensemble des victimes de toutes les périodes et de toutes les régions du pays. Les victimes qui témoigneront aujourd’hui et toutes les autres qui ne sont pas (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU LUNDI 07 DÉCEMBRE 2020

Alpha C SOW – NOUVEL HORIZON

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