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mar. Jan 19th, 2021

APRÈS DES SOINS A L’EXTÉRIEUR

L’ANCIEN PRÉSIDENT IBK EST ENFIN DE RETOUR A BAMAKO

L’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé le 18 août par un coup d’Etat militaire, est rentré mercredi soir à Bamako après un séjour médical aux Emirats arabes unis. Il était accueilli par les quelques partisans au passage de son convoi.

Annoncé il y a quelques jours, IBK est enfin de retour dans sa résidence à Bamako. Arrêté par les militaires le 18 août, le président Keïta, 75 ans, avait démissionné quelques heures plus tard. Détenu par la junte pendant plus de deux semaines, il a été autorisé à quitter le Mali le 5 septembre pour recevoir des soins aux Emirats arabes unis. Son avion de retour a atterri mercredi tard dans la soirée selon une source aéroportuaire.

Plusieurs témoins affirment avoir aperçu le convoi précédé d’un motard pénétrer dans sa résidence de la capitale malienne. “C’’est le président IBK qui vient d’arriver”, a déclaré devant son domicile un membre de la garde présidentielle. Quelques dizaines de riverains l’ont accueilli en scandant : “Vive IBK ! ” et “Bonne arrivée ! “.

Son départ à l’étranger pour des soins avait été envisagé peu après sa chute, à la suite, selon ses médecins, d’un court accident vasculaire cérébral (AVC).Les militaires avaient expliqué avoir autorisé son “évacuation sanitaire pour des raisons humanitaires pour une durée maximum d’un mois”, un délai “extensible uniquement sur avis médical” et qui “ne pourrait excéder trois mois, auquel cas le suivi médical se fera au Mali”.

Sur ce, la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) “s’engage à assurer le retour de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta aussitôt après son séjour médical suivant les conditions susmentionnées”, avait indiqué dans un communiqué le colonel Malick Diaw, vice-président du Comité National pour le Salut du Peuple.

IBK fait son « come  back » alors que le pays est toujours plongé dans une insécurité criarde. Le centre du pays est sous menace terroriste alors que les nouvelles autorités peinent à trouver leur marque dans le redressement du pays.

Après la libération sous pression de la Communauté Internationale, les auteurs du putsch se sont engagés à rendre le pouvoir à des dirigeants civils élus au terme d’une période de Transition d’une durée maximale de 18 mois. Un président de Transition a été nommé, ainsi qu’un Premier ministre, tous deux des civils. Les colonels se sont néanmoins réservé les postes clés dans le gouvernement de Transition.

KADOASSO I. – NOUVEL HORIZON

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