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lun. Jan 18th, 2021

CAMPAGNE PRESIDENTIELLE POST TRANSITION

MAHMOUD DICKO FUTUR PRÉSIDENT?

A peine les autorités de la transition mises en place que bon nombre de leaders politiques ont entamé une campagne de séduction à travers le pays tout entier en vue des futures présidentielles.

Parmi ces politiciens, un se démarque particulièrement du fait de son statut peu commun et qui a récemment fait des remous au sein de la société toute entière. Mahmoud Dicko puisque c’est de lui qu’il s’agit a lancé une large campagne d’implantation de la CMAS (Coordination des mouvements , associations et sympathisants de l’imam Dicko). C’est à travers son coordinateur général Issa Kaou Djim, que cette implantation a débuté ; au départ dans plusieurs communes de Bamako et depuis le Week-end dernier à Ségou, Koutiala et Baraoueli ; d’autres régions étant prévues en début d’année.  Comme tout bon politicien, l’Imam de Badalabougou semble baliser le terrain en vue des prochaines élections présidentielles. Quoi de plus normal quand il a été clair dès le départ sur l’orientation de la CMAS qui n’est ni plus ni moins qu’un groupement politique et non religieux.

Lancé en septembre 2019 au palais de la culture à Bamako, Mahmoud Dicko avait été clair quand a la raison de son entrée en politique. Selon lui, la « gouvernance catastrophique » et la « corruption à ciel ouvert et endémique » sont les quelques raisons qui l’on pousse en tant qu’imam à sortir du champ religieux pour se lancer dans celui de la politique.

Depuis lors, Mahmoud Dicko s’était engagé dans une lutte farouche contre celui qu’il avait auparavant aidé à atteindre les sommets de Koulouba,  jusqu’à la chute de ce dernier en Aout. Chute dont l’Imam est le principal instigateur. Nul doute qu’en l’espace d’une année les ambitions de l’influent imam se sont faites de plus en plus claires au point où il a été impératif pour le président déchu (IBK) de l’écarter à tout prix du pouvoir et ce en lui attribuant ouvertement des ambitions de vouloir faire du Mali un Etat Islamique. Chose qui a marché, du moins pour le moment.

Toujours en est-il que le Président IBK a fini par être emporté par la vague de protestations et de contestations déclenchée par son ami d’alors, Mahmoud Dicko. Aujourd’hui, alors que le plus dur a été fait (faire partir IBK du pouvoir), Mahmoud Dicko s’est officiellement retiré des rouages de l’État pour retourner à sa prédilection d’antan : l’imâmat.

Officieusement, l’imam (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU MERCREDI 02 DÉCEMBRE 2020

AWA TRAORE – NOUVEL HORIZON

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