lun. Mar 8th, 2021

CLASSEMENT 2020 DE L’ONG TRANSPARENCY INTERNATIONAL SUR L’INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION

LE MALI A LA 129EME PLACE MONDIALE SUR 180 PAYS NOTES

En vue de trouver des solutions à certains défis qui minent l’économie des pays, l’ONG Transparency International a rendu public son dernier classement annuel sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) du secteur public de 180 pays.

Il est important de retenir que la corruption porte gravement atteinte au développement de toute nation. 

Dans le classement 2020 de l’ONG Transparency International, six (06) des 54 pays africains classés ont obtenu des scores supérieurs à 50/100. Ce qui démontre par A+B que la corruption continue de prendre de l’ampleur et persiste sur le continent. Ce qui est aberrant, ce phénomène n’épargne pas la gestion de la Covid-19 ,pandémie qui prend en otage le monde entier. 

Le Mali connu pour ses scandales financiers dus à la corruption, se classe à la 29ème place dans le classement des pays africains.

Sur le plan mondial, notre pays se positionne à la 129ème place. Quand même, les yeux sont braqués sur le Président de la Transition, Bah N’Daw qui disait lors de son investiture ceci : « Je ne peux pas promettre zéro corruption mais je ferai tout pour que l’impunité zéro soit la norme. L’argent public est sacré et je ferai en sorte qu’il soit dépensé, de manière traçable et raisonnable. Avec tous les sacrifices que cela comporte, en termes de mesures systémiques et de répression des crimes et délits économiques. Tous les dossiers d’enquêtes réalisées par nos structures de vérifications seront transférés au juge, au besoin. Il m’appartiendra de garantir à la justice les moyens de diligenter leur traitement ».

Selon le rapport, l’évaluation de  180 pays et territoires, dont 54 en Afrique en fonction du niveau de corruption dans le secteur public, tel qu’il est perçu par les experts et les hommes d’affaires, a permis d’obtenir des indices. L’indice utilise une échelle de zéro (0) à 100 (cent) où zéro (0) correspond à un système très corrompu et cent (100)  à un système très faiblement corrompu. Il ressort des Indices de Perception de la Corruption (IPC) obtenus par l’ONG Transparency International que la plupart des pays ont fait plus ou moins des progrès dans la lutte contre la corruption sur une période décennale. Plus des deux tiers des pays obtiennent un score inférieur à 50/100 le score moyen Mondial étant de 43/100.

  Pas besoin d’être un expert pour comprendre que la corruption empêche le continent Africain d’avancer vers des progrès significatifs. Selon les résultats du travail scientifique réalisé par l’ONG Transparency International, sur le continent, seuls six pays sont arrivés à passer la barre des 50 points, à savoir : les Seychelles (66/100), le Botswana (60/100), le Cap-Vert (58/100), le Rwanda (54/100), l’Ile de Maurice (53/100) et la Namibie (51/100).

Il ressort des données qu’au bas du classement , il y a le Soudan (16/100), la Somalie (12/100) et le Soudan du Sud (12/100).

Avec un score moyen de 32/100, l’Afrique subsaharienne en particulier est la région la moins performante sur l’IPC, affichant peu d’amélioration par rapport aux années précédentes.

Toujours selon le rapport fourni par l’ONG Transparency International, dans toute la région, la pandémie de Covid-19 met en évidence des lacunes structurelles dans les systèmes nationaux de soins de santé, des risques de corruption associés aux marchés publics et le détournement de fonds d’urgence.

A travers l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), l’ONG Transparency International fait savoir  ce qui suit : « Les différents signalements montrent que la corruption touche l’ensemble de la réponse à la Covid-19, qu’il s’agisse de l’accès aux tests de dépistage, aux traitements et aux autres services de santé, que de la passation de marchés publics de fournitures médicales et de la préparation générale aux situations d’urgence ».

De la 1ère  à la 54ème  place, les pays Africains se classent comme suit : N°1 Seychelles ; N°2 Botswana ; N°3 Cap-Vert ;  N°4 Rwanda ; N°5 Maurice ; N°6 Namibie ; N°7 Sao Tomé-et-Principe ; N°8 Sénégal ; N°9 Afrique du Sud ; N°10 Tunisie ; N°11 Ghana ; N°12 Bénin ; N°13 Lesotho ; N°14 Burkina Faso ; N°15 Maroc ; N°16 Ethiopie ; N°17 Tanzanie ; N°18 Gambie ; N°19 Algérie ; N°20 Côte d’Ivoire ; N°21 Egypte ; N°22 Eswatini ; N°23 Sierra Leone ; N°24 Zambie ; N°25 Niger ; N°26 Kenya ; N°27 Gabon ; N°28 Malawi ; N°29 Mali ; N°30 Mauritanie ; N°31 Togo ; N°32 Guinée ; N°33 Liberia ; N°34 Angola ; N°35 Djibouti ; N°36 Ouganda ; N°37 Centrafrique ; N°38 Cameroun ; N°39 Madagascar ; N°40 Mozambique ; N°41 Nigeria ; N°42 Zimbabwe ; N°43 Tchad ; N°44 Comores ; N°45 Erythrée ; N°46 Burundi ; N°47 Congo ; N°48 Guinée Bissau ; N°49  RDC ; N°50 Lybie ; N°51 Guinée équatoriale ; N°52 Soudan ; N°53 Somalie ; N°54  Soudan du Sud.

A noter que dans le classement mondial, le Mali occupe la 129 -ème place avec un indice de 30/100, au Même niveau que l’Azerbaïdjan, le Gabon, le Malawi, et la Russie.

Au regard de tout ce qui précède, il est plus que jamais important que les différents Etats « prennent le taureau par les cornes » en vue de trouver une solution pérenne et propice à la problématique de la corruption qui porte un coup dur à tous les secteurs de la vie. À cet effet, l’ONG recommande le renforcement des organes de surveillance, la garantie de la transparence des passations de marchés, la défense de la démocratie et la promotion de l’espace civique ainsi que la publication de données pertinentes tout en veillant a garantir leur accès.

Tougouna A. TRAORE – NOUVEL HORIZON

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