jeu. Mar 4th, 2021

COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

LES ENSEIGNANTS EN ARRÊT DE TRAVAIL

Depuis la fin de semaine passée, l’école malienne est paralysée. La faute à un virement tardif des salaires émanant du département de tutelle.

La menace pesait avant la date du 5 février: une cessation des cours à travers le territoire. Ce serait le Syndicat National des Fonctionnaires des Collectivités Territoriales qui serait au cœur de la grogne. Une entité dont le confrère Boubacar Paitao fut d’ailleurs Secrétaire général.

Désormais c’est M. Ousmane Almoudou qui mène les débats. Il n’a pas caché son mécontentement qui semblerait être «  une mauvaise volonté du ministère en charge des Collectivités Territoriales. Depuis une décennie, plusieurs corporations sont admises aux collectivités territoriales. Un transfert de la fonction publique qui voit une partie de ses agents dorénavant affectés au département concerné ».

Malgré tout, il faut noter que le transfert des attributions avec le Ministère du Travail et de la Fonction Publique n’est pas effectif à plusieurs niveaux.

Pour revenir au Syndicat National des Enseignants Fonctionnaires des Collectivités Territoires (SYNEFCT), depuis des années, les membres avaient fait des mises en garde. Allusion faite au salaire, qui au lieu d’être viré le 5, n’est disponible que vers le 10 du mois. Tout le contraire de la Fonction Publique où les retards ne prennent pas pareille ampleur.

Le SYNEFCT n’a pas caché son intention d’ « arrêter les cours si l’argent ne tombait pas aux dates légales ».

La situation n’est donc pas étrangère aux autorités censées gérer ces questions de salaire. Ces fonctionnaires au cœur de la grogne sont donc en arrêt conformément à la loi laissant plusieurs enfants sevrés de cours du fait des autorités.

Pour l’heure nous n’avons pas eu échos de négociations pour une reprise des cours. Mais depuis le vendredi 05 février dernier, tous les fonctionnaires relevant des Collectivités Territoriales ont observé une « grève». Il s’agit bien du corps des enseignants dont le Syndicat National des Enseignants Fonctionnaires des Collectivités Territoires (SYNEFCT) fut au cœur du combat pour l’Article 39 et a chargé le département de l’Éducation Nation suite aux fuites des sujets du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) qui ont défrayé la chronique. Affaire à suivre !

BAMOÏSA – NOUVEL HORIZON

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *