A LA UNESOCIETE

EDM-SA, PENURIE D’EAU ET DELESTAGE AU QUOTIDIEN : La traversée du purgatoire pour les citoyens

Pénurie d’eau potable et délestage en électricité constituent le binôme qui rime la vie des citoyens de la capitale malienne. A Bamako, le déficit d’eau potable impose à la population une corvée quotidienne. Le bidon de 20 litres de couleur jaune ou verte, coûte entre 100 et 200 F CFA. Un vendeur d’eau d’une borne fontaine publique témoigne qu’il peut vendre entre 300 et 500 bidons/jour. Du fait de cette canicule, la demande est de plus en plus forte.

En ce début de mois de Ramadan, s’il y a deux choses indispensables, c’est bien l’eau et l’électricité, dans la capitale malienne. Mais, il se trouve que ces deux produits sont devenus rares. Ce qui fait d’eux un luxe.

QUELLE EST LA RESSOURCE LA PLUS VITALE ?

Quelle est la ressource vitale qui manque aujourd’hui le plus aux Maliens ? L’argent, sans doute, répondront certains !  Ils n’ont pas tort. Mais à vrai dire, c’est l’eau ! Le manque du liquide précieux fait énormément souffrir les populations maliennes dans presque tout le pays. L’accès à l’eau, même non potable, est un défi permanent qu’aucun régime n’a encore pu relever au Mali.De Kadiolo (Sikasso) à Arouane (Tombouctou) en passant par les quartiers de Bamako et une grande partie du territoire national, la corvée d’eau a repris de plus belle pour les femmes et leurs filles.Il faut se réveiller tôt pour espérer avoir un peu d’eau dans le puits du village. A Magnambougou, Kalanbacoura, Boulkassoumbougou, Sangarébougou, Lafiabougou… il faut aujourd’hui veiller tard dans l’espoir que quelques gouttes vont suinter du robinet.

LE DG BOUBACAR KEITA EN PASSE DE DÉCEVOIR LES ATTENTES

Dans la capitale, des quartiers sont privés d’eau pendant souvent 48 heures à cause de la faiblesse de la pression. Le débit est tellement lent qu’il faut vraiment de la patience pour affronter ce chaud soleil dans les longues files devant les bornes-fontaines. Les espoirs qui se reposaient sur Boubacar KEITA, à la tête de la société Energie du Mali (EDM), depuis le 11 mars 2019, sont en train d’être déçus. Il doit changer de fusil d’épaule afin de donner satisfaction aux Maliens, en termes de fourniture d’eau et d’électricité.

Et pour autant, l’actuel Directeur Général d’EDM-sa, investi par le Conseil d’administration du lundi 11 mars 2019, Boubacar KEITA, avant son couronnement, a occupé durant des décennies, le poste de directeur général adjoint d’EDM. A sa nomination il y a deux mois, des qualificatifs n’ont pas tari à son égard, faisant de lui un homme fédérateur doublé de manager dans un environnement compétitif et multiculturel. En tout état de cause, les défis de la société EDM, chargée de la production d’électricité et d’eau du Mali sont nombreux.

Vivement le Programme Présidentiel d’Urgences Sociales d’accès à l’eau potable et de la gestion de la pointe de demande en eau potable !

PAR DABA BALLA KEITA

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