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mer. Oct 21st, 2020

EXAMENS DE FIN D’ANNÉE AU MALI

LES SUJETS SONT ENCORE ÉTALES SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Les examens de fin d’année ont bien démarré le lundi 12 octobre dernier, sur toute l’étendue du territoire malien mais, il faut signaler que ces examens ont été caractérisés ces dernières années par la fuite des sujets avec fraude massive. Depuis, le premier jour tous les sujets du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) étaient diffusés sur les réseaux sociaux.

En effet, la fuite des sujets qui était un tabou auparavant au Mali, est devenue monnaie courante ces dernières années. Le choix des sujets se faisait de manière secrète, et minutieuse pour éviter un risque de fuite. Mais ces dernières années, nous assistons à une prolifération des sujets d’examens sur les réseaux sociaux. Ce qui a orienté les candidats vers ces réseaux sociaux, en oubliant leurs cahiers car, depuis la veille des examens, des élèves au lieu d’apprendre leurs leçons, guettent d’éventuelles fuites de sujets et en plus certains professeurs prennent le risque de les guider vers « les bons coins ».

Belle initiative car tous les sujets du Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) dont la rédaction, l’histoire et la géographie, en passant par les mathématiques   sont sur les réseaux sociaux. Pire, certains promoteurs d’écoles privées achètent eux-mêmes les sujets en vue d’être le meilleur national pour « taper » sur la psychologie des parents d’élèves à venir inscrire leurs enfants dans leurs établissements.À cette allure, nous pouvons   dire sans équivoque que le phénomène auquel nous assistions ces dernières années est écœurant car, si les futurs cadres de ce pays passent par la fraude ou la tricherie, nous devrions nous inquiéter pour l’avenir du système éducatif malien. Le Mali nouveau dont nous rêvons est loin d’être une réalité.  

Aussi triste de voir certains surveillants accepter les candidats en classe en possession des sujets traités et des présidents de centres en complicité avec ses surveillants proposent des sommes forfaitaires aux candidats afin de bénéficier de leur soutien. Pour faire face à la situation, Il est non seulement temps de situer les responsabilités et de punir les coupables vu la proportion que prend cette fuite de sujets dans notre pays mais aussi, couper tous les réseaux sociaux lors des examens. Pour tout dire, nous sommes unanimes que le Diplôme d’Études Fondamentales (DEF) de cette année n’est qu’une pure formalité vu toutes ces grèves qui ont complètement chamboulé l’année scolaire. Si rien n’est fait pour sauver le système éducatif malien, les examens continueront à être banals et les diplômes seront amassés comme des cacahouètes.

Abdoul Karim SANOGO – NOUVEL HORIZON

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