ven. Mar 5th, 2021

FACE AUX MEMBRES DU CNT HIER, LE PREMIER MINISTRE MOCTAR OUANE CRÉE LA SURPRISE

« La Transition ne dispose pas du temps nécessaire pour rendre fonctionnel l’organe unique de gestion des élections »

C’est le vendredi 19 février 2021 que le Premier ministre, chef du Gouvernement, M. Moctar Ouane a présenté au Conseil National de la Transition (CNT), le Plan d’Action du Gouvernement de la Transition (PAG). Hier lundi 22 février 2021, il s’est prêté aux questions des conseillers.

Malgré la multiplicité et la complexité de certaines questions, le chef du Gouvernement s’est défendu. Au bout compte, le Plan d’Action du Gouvernement de la Transition (PAG) a été adopté avec 100 voix pour ; 4 contre ; et 3 abstentions.

Si la Transition est au cœur de plusieurs actions, les uns et les autres, surtout les hommes politiques ne voient que les prochaines élections. Dans ce cadre, ils accordent une importance particulière à toutes les questions se rapportant à ce sujet. Si la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été dissoute, les parties prenantes avaient les yeux braqués sur  l’organe unique de gestion des élections. Celles-ci ont été surprises d’entendre hier, lundi 22 février 2021, le Premier ministre, Moctar Ouane dire clairement que « la Transition ne dispose pas du temps nécessaire pour rendre fonctionnel l’organe unique de gestion des élections ».

Lors de la séance d’hier, lundi 22 février 2021, les membres du CNT ont soulevé des inquiétudes relatives aux points suivants : la nécessité de rationalisation des services de contrôle en vue de les rendre plus efficaces ; la non prise en compte du nouveau Plan de Réforme de la Gestion des Finances Publiques au Mali (PREM) dans le  Plan d’Action du Gouvernement de la Transition (PAG) ; le problème d’insécurité sur l’ensemble du territoire national ; le problème de temps pour mettre en œuvre les 6 axes déclinés en 23 objectifs, adossés à 275 actions à évaluer à travers 291 indicateurs ; la nécessité d’insérer la situation du centre dans l’accord pour la paix et la réconciliation ; entre autres. Par ailleurs, ils ont posé des questions au Premier ministre comme : Avez-vous rencontré les différentes parties prenantes avant d’envisager la relecture  de l’accord pour la paix et la réconciliation ? Le recoupage suscite des frustrations, ne faut-il pas prendre en compte les préoccupations de tout le monde ? Que faut-il entendre par groupes radicaux maliens ? A quand la criminalisation de l’esclavage par ascendance ? Aujourd’hui le Mali est-il suffisamment prêt pour désarmer toutes les milices ? Le Gouvernement a-t-il les ressources humaines, matérielles et financières pour mettre en œuvre le PAG ? Quelles sont les urgences parmi les six axes prioritaires ? Y a-t-il d’autres alternatives en cas de non réalisation des six axes prioritaires ? Qui va organiser les prochaines élections ? Comment mettre fin à l’achat des consciences lors des élections ? Est-ce que des mesures ont été prises pour sécuriser la Transition elle-même ? A quand l’adoption d’un système unique   d’éducation pour tous les fils du pays ? Dans la mesure où certains éléments des groupes armés s’adonnent à des actes de banditisme, quelles sont les dispositions prises par le Gouvernement pour le bon fonctionnement de l’armée (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU MARDI 23 FÉVRIER 2021

TOUGOUNA A. TRAORE– NOUVEL HORIZON

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