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lun. Sep 28th, 2020

FISSURE AU SEIN DE L’OPPOSITION

LES VRAIES RAISONS D’UNE TENSION PAPABLE ENTRE DICKO ET LE M5 RFP

Chaotique ! tel est le mot parfait pour décrire la situation dans laquelle se trouve actuellement le Mali qui depuis maintenant plusieurs semaines est sans gouvernement. Pour ne rien arranger, Cela fait un peu plus d’un mois que le Mali est pris en otage par un mouvement rassemblant les dissidents du pouvoir qui réclament la démission non négociable du Président de la République. Le M5 RFP, puisque c’est de lui dont il s’agit, ayant comme mentor spirituel l’Imam Mahmoud Dicko, se retrouve aujourd’hui dans une impasse que nul ne pourrait résoudre. À ses débuts, le M5 avait des ambitions populaires salutaires visant à une amélioration des conditions de vies du Malien. Le combat, avant toute immixtion de politiciens malintentionnés, était noble sans aucune ambiguïté et pour l’intérêt national. En ce sens que le but recherché était de stopper toute tentative de « hold-up » du peuple malien par l’actuel pouvoir et la famille présidentielle.

Après moult tractations, deux marches impressionnantes n’ayant pas abouti, des discussions en catimini, l’implication plus que nécessaire de la communauté internationale, des dissensions palpables au sein même du mouvement et tout un tas de brouhahas, une rencontre a pu être organisée entre le Président de la République et les membres du M5 RFP le dimanche dernier. Rencontre qui est survenue après que le président IBK s’est au préalable entretenu avec l’Imam Mahmoud DICKO, leader du M5 RFP. A noter qu’en l’espace de deux jours, le Président et l’Imam se sont rencontrés deux fois ce qui exprime la teneur de la chose. La première survenue le 3 juillet, rencontre durant laquelle ils ne se sont pas entendus. Mahmoud DICKO s’était exprimé en ces termes :

« j’ai rencontré le Président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA (IBK) dès son retour de Nouakchott. IBK m’a demandé d’abandonner la lutte, de quitter le M5-RFP. Et il m’a proposé des départements ministériels et autres privilèges. J’ai refusé en lui disant qu’il ne s’agit pas d’une question de départements ministériels ou de privilèges. Je ne suis ni intéressé par des postes ministériels ni de privilèges : je resterai Imam. Il s’agit de la vie de la Nation. Il s’agit du Mali ». 

Le lendemain, une seconde rencontre cette fois « officielle » a permis aux deux hommes de mettre cartes sur table et de (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LA PARUTION DU MARDI 07 JUILLET 2020

TRAORÉ AWA

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