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LE SAXOPHONISTE MANU DIBANGO EST MORT DU COVID19

La légende  de “Soul Makossa” lâche le micro

Manu Dibango, saxophoniste et musicien de légende, père de la worldmusic et auteur de l’incontournable Soul Makossa, vient de disparaitre à l’âge de 86 ans, des suites du Covid-19.

Manu Dibango était né au Cameroun en 1933. C’est dans la chorale du temple où sa mère est professeur qu’il s’initie au chant, tandis que le gramophone parental lui fait découvrir les musiques françaises, américaines et cubaines, importées par les marins débarquant dans le port de Douala. Il a 15 ans quand son père l’envoie étudier en France : trois semaines de bateau pour arriver jusqu’au port de Marseille avec, comme il le raconte dans sa biographie, 3 kgs de café dans son sac, une denrée rare dans la France de l’après-guerre, de quoi payer un mois de pension.

Inventeur avant l’heure de la « world music »

Le jazz entre alors dans la vie de Manu Dibango, il n’en sortira plus. Le saxophone devient son instrument fétiche. Manu Dibango a cultivé le swing, avec une musicalité portée au somment de son art. Celui que l’on connaissait par son saxophone, son rire célèbre et son crâne luisant qui lui donnait des allures d’extraterrestre s’est employé, avec succès, à coudre pendant plus de soixante ans le drapeau bigarré des Nations Unies de la musique. Formidable défricheur de sons se revendiquant comme “un musicien généraliste, pas spécialiste, épicurien d’abord”, il apparaissait là où personne ne l’attendait. (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LA PARUTION DU MERCREDI 25 MARS 2020

KADOASSO.I. (source RFI)

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