ÉDUCATIONSOCIETE

L’ÉCOLE MALIENNE DANS LE GOUFFRE DE L’ANNÉE BLANCHE

Un nouveau préavis de grève de 23 jours des syndicats signataires du 15 Octobre 2016

  L’Année scolaire 2018-2019 semble être paradoxalement une année noire pour l’éducation malienne. Depuis quelques mois on assiste impuissants à une pluie de grèves des enseignants déterminés à obtenir gain de cause quitte à ce que de pauvres élevés le paient au prix d’une année partie en fumée.

Dans un communiqué daté du 24 Mars 2019, signé par l’ensemble des syndicats signataires du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYNESEC, SYLDEF, FENERAC, COSES, SNEC) et adressé a madame la ministre du travail, de la fonction publique chargé des relations avec les institutions ; ces dernières déclarent observer une grève de 23 Jours a compter du lundi 15 avril et ce jusqu’au vendredi 17 mai 2019 soit un total de 552 heures. Cette grève si elle a lieu officialisera l’année blanche qui plane sur le Mali.

Rappelons-le les syndicats signataires du 15 octobre 2016 ont une dizaine de revendications dont certaines telles que l’octroi d’une prime de logement, ou la relecture immédiate du décret du 25 juin 2013 portant allocation d’indemnité du personnel chargé des examens et des concours ont étés acceptées par le gouvernement. Néanmoins d’autres revendications tel que l’organisation sans délai de l’élection professionnelle ; l’accès des enseignant fonctionnaires des collectivités territoriales aux services centraux de l’Etat et bien d’autres semblent faire points de désaccord entre les deux parties.

Il semblerait que les enseignants ont décidé de ne pas en démordre et que le gouvernement a bout de souffle a baissé les bras. Dans sa dernière interview accordée a l’ORTM, le ministre de l’Education Nationale Abinou TEME après maintes tentatives de sensibilisation, en était arrivé à la conclusion que les enseignants ne veulent autre chose que « l’argent liquide » ; ce qui d’après lui n’est pas actuellement disponible. Il en a appelé à la fibre patriotique de chacun, en tant que Malien connaissant la situation difficile que vit notre pays en guerre. Mais rien à faire, les enseignants ont eux aussi décidé de tirer leur épingle du jeu quitte à bafouiller l’éducation de ce qui en réalité sont le futur de la nation. On ne peut donc que se demander A quand la fin du bras de fer ? qui sera le premier à céder et à quel prix ?

 

 

 

 

PAR A.T

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