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jeu. Sep 24th, 2020

MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE

DÉSUNION DANS LES RANGS DES ALLIÉS D’IBK

Les partis soutenant le Chef de l’État semblent ne pas tirer dans le même sens. Depuis les frictions entre Tiéman Hubert et Bocary Tréta, c’est la Coalition pour le Mali qui paie les conséquences des guerres d’ego. Un manque d’unité qui aura poussé certaines formations à fustiger ouvertement le Chef de l’État dans sa gestion de la crise institutionnelle avec le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP).

Tout d’abord on citera le cas des parti l’Alliance pour la Solidarité au Mali-Convergence des Forces Patriotiques (ASMA-CFP), la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) et le Parti pour la Renaissance Nationale (PARENA) incertains par des figures importantes de l’arène politique.

Le 1er cité qui est celui de l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubèye Maiga a ouvertement clashé son ancien employeur.

Au lieu de se féliciter de la dissolution de la Cour Constitutionnelle, à ses yeux, ce fut une décision qui s’imposait d’elle-même mais le Président IBK a prétendu juridiquement impossible avant de céder.

De son côté, le PARENA de M. Tiébilé Dramé fut le premier de la majorité à évoquer l’existence de la Forsat et aborder la libération immédiate des leaders du M5, alors mis aux arrêts. Une présence démentie au départ qui a fini par être confirmée par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, via courrier confidentiel qui demande des explications aux tenants du ministère de la sécurité intérieure.

Enfin on a la Convergence pour le Développement du Mali (CODEM) qui a menacé de quitter le Gouvernement s’il ne s’avère pas consensuel. La formation dirigée par Housseyni Amion Guindo ira jusqu’à demander le départ du Premier ministre pourtant reconduit par Ibrahim Boubacar Kéita ainsi que la dissolution de l’Assemblée Nationale.

Des positions qui montrent bien que l’implosion est de mise dans les rangs de la majorité. Ce qui pourrait expliquer le refus de ces leaders et bien d’autres à adhérer à la Coalition Pour le Mali (CPM) regroupant les signataires de l’Accord Politique de Gouvernance pourtant abrogé par le Président Ibrahim Boubacar Kéita en faveur de l’Accord Politique pour le Rassemblement National (APRN).

Comment peut-on se mettre sur un document caduc alors que le leader autour  de qui on se regroupe a proposé un autre plan ? IBK avait d’ailleurs dit que l’APRN a été pensé avec le Premier ministre que certains rejettent dans la majorité. Est-ce à dire qu’il n’y a pas de cadres d’échanges entre le Chef de l’État et sa majorité ? Peut-on dire que le Chef du gouvernement est devenu encombrant pour certains alliés comme ses prédécesseurs, Oumar Tatam Ly ou Modibo Kéita ?

Les partis membres de l’ARP comme le CODEM ou l’UDD n’ont pas rallié la CPM. Est-ce à cause du pugilat entre Tiéman Hubert Coulibaly et Bocary Tréta à la Primature ? La frustration du fait des sièges perdus suite à l’arrêt fatidique de la Cour Constitutionnelle semble être passée par là. Des sources présentes au Centre International de Conférence de Bamako (CICB) ont noté l’absence de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Maliba) ainsi que du PARENA dont les orientions seront connues à travers son communiqué relatif à la gestion de la crise par l’Exécutif.

Autant d’empoignades qu’il faudra gérer en plus de l’intégration de la Convergence des Forces Républicaines (CFR. L’entité faisant office de vis-à-vis du M5 théoriquement, entend bien jouer les premiers rôles. Sa présence devient géante pour l’Alliance Ensemble Pour le Mali (EPM) surtout que le ministre sortant Amadou Koïta affiche des envies de continuer sa mission gouvernementale.

On peut bien le dire, les divergences au sein de la majorité présidentielle risquent d’avoir raison du régime actuellement en position délicate.

BAMOÏSA- NOUVEL HORIZON

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