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ven. Nov 27th, 2020

OCCUPATION DU VILLAGE DE FARABOUGOU (REGION DE SEGOU) PAR DES TERRORISTES

L’ASSOCIATION DES RESSORTISSANTS DE LA COMMUNE RURALE DE DOGOFRY ENVISAGE DES ACTIONS DRASTIQUES POUR SE FAIRE ENTENDRE

Suite à l’embargo imposé par les groupes djihadistes dans le village de Farabougou depuis plusieurs semaines, l’Association des Ressortissants de la Commune de Dogofry a organisé une rencontre d’échange, en vue d’envisager des actions drastiques pour se faire entendre. Elle s’est tenue hier mardi 20 octobre 2020.

Il s’agissait à travers cette rencontre qui a regroupé les habitants de (farabougou, Sokolo, Dogofry, Diabaly et d’autres localités de ladite commune) pour discuter de la situation d’occupation de leurs zones par des hommes armes malintentionnés.

Dans leurs interventions, les conférenciers ont tour à tour mis l’accent sur la dangerosité de cette situation car, depuis le 09 octobre 2020, leurs localités principalement, le village de Farabougou vivent sous les menaces djihadistes.

C’est suite à cette situation inquiétante et qui interpelle les autorités maliennes, expliquent les conférenciers que : « Nous avons organisé cette rencontre  pour fédérer nos efforts,  afin d’essayer des solutions idoines et communes pour les villages. Si nous devons nous faire entendre par les autorités maliennes, il faut qu’on se donne la main pour lancer un cri de cœur  pour  trouver une solution rapide à ce problème », estiment-ils. 

En réalité, dévoilent les conférenciers, « depuis plusieurs semaines, nos localités dont, le village de Farabougou, Sokolo, Dogofry, Diabaly sont occupées par les mouvements djihadistes, personne ne peut aller au champ pendant que c’est la période de récolte. Plusieurs greniers de Farabougou ont été brulés et si les autorités continuent à larguer des vivres, ces terroristes sont capables de bruler tous nos champs », ont-ils interpellé.

Certes, les militaires ont maintes fois été dans la zone mais, malheureusement signalent les conférenciers : « ils n’arrivent pas à la zone occupée pour faire front avec les hommes armés qui sont sur le terrain. On entend toujours que la zone est trop bouilleuse, les pickups ne peuvent aller mais, le fait qu’ils se déplacent déjà dans la zone est une bonne chose.

 Mais, au lieu d’aller larguer des vivres à la population perdue d’espoir,  pourquoi ne pas larguer des commandos parachutistes pour déloger les bandits armés ? », s’interrogent-ils. 

C’est pourquoi, l’association entend entreprendre des actions acceptables à travers, des conférences, des marches de protestation, des sit-in et d’autres actions pour que les autorités maliennes puissent intervenir dans un bref délai pour chasser ces mouvements djihadistes pour le bonheur de tous les maliens car, s’inquiètent-ils « vu la propagation et la détresse rapide de cette guerre, elle ne s’arrêtera pas seulement dans la commune de Dogofry ».

Au cours des échanges, les conférenciers disent être surpris d’entendre certaines révélations sur les réseaux sociaux faites par l’un des leurs, faisant état, la guerre n’est pas celle des terroristes mais plutôt, une guerre ethnique entre les localités concernées. 

Ils ont enfin lancé un appel criard à tous les maliens principalement, de la commune de Dogofry de fédérer leurs efforts et surtout, de ne pas se laisser tromper de cible pour qu’ensemble leurs localités (toutes menacées) puissent retrouver leur liberté.

Abdoul Karim Sanogo – NOUVEL HORIZON

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