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dim. Jan 17th, 2021

VÉRITÉ – JUSTICE- RÉCONCILIATION

LA DEUXIÈME AUDIENCE PUBLIQUE DE LA CVJR PRÉVUE CE SAMEDI

La commission vérité justice et réconciliation  poursuit ses actions conformément à la mission qui lui est assignée.  Le président de cette commission était face à la presse hier mercredi 02 décembre 2020 à la Maison de la presse de Bamako pour expliquer  les enjeux de la deuxième audience publique. Cette session de la CVJR est prévue le samedi 05 décembre 2020. Pour la circonstance le Président de la CVJR Ousmane Oumarou Sidibé qui avait à ses côtés deux personnes de la média, Alexis Kalambri du journal « Mali Tribune », vice-président de la maison de la presse.

Après sa première audience tenue le 08 décembre 2019, la CVJR organisera sa deuxième audience publique non judiciaire le samedi 05 décembre 2020 au CICB. Si la première audience a porté sur « les atteintes au droit à la liberté », cette deuxième audience publique portera sur « les atteintes au droit à la vie, torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

Pour le président de la CVJR qui s’est prêté à cet  exercice, il  indique dans son allocution : « dans le cadre de ses recherches, la CVJR identifiera certains cas emblématiques qui, en raison de leur portée représentative, de leur impact dans la mémoire collective ou encore de leur rôle dans le déroulement même du conflit, donneront lieu à des séances d’auditions publiques et ou spécifiques… ».

La stratégie de la CVJR pose par ailleurs que ces audiences seront organisées « en respectant des procédures clairement établies notamment pour garantir le consentement des victimes, les droits des accusés potentiels, et la sécurité de chacun.

Les objectifs des audiences publiques sont : de rendre aux victimes leur dignité et faciliter un début de guérison, en reconnaissant publiquement ce qui leur est arrivé ; de promouvoir la reconnaissance nationale des victimes et l’intégration de leurs récits à la mémoire et à l’histoire nationales ; d’utiliser l’information reçue comme un outil d’éducation et de sensibilisation pour la population dans son ensemble, afin de promouvoir le dialogue sur le passé et la réconciliation nationale ».  

  « La sélection des participants aux audiences se fait selon le principe des « cas emblématiques » défini dans la stratégie de recherche de la CVJR. Elle s’effectue toujours sur une base volontaire. Toutefois, conformément à son mandat, la CVJR peut inviter toute personne ou organisation dont elle estime que le témoignage peut être utile dans  le cadre de son travail, conformément à l’article 15 du décret n°08-84. Cette disposition inclut aussi les fonctionnaires de l’État lors des audiences institutionnelles.

Dans ce même cadre, et dans l’exercice de ses pouvoirs, la Commission peut demander à toute personne, institution ou organisation de lui fournir les documents, preuves ou informations dont elle a besoin, conformément à l’article 15 du décret n°08-84.

La Commission peut demander l’assistance des forces de sécurité, y compris de la police et de la justice, pour assurer la sécurité des audiences publiques, en particulier des témoins et des victimes auditionnées ».

Par ailleurs, il souligne que « les personnes qui témoignent et les victimes entendues lors des audiences publiques rapportent des faits vérifiés par la CVJR et les organisations de la société civile ».

« Les standards de preuves appliqués lors des audiences sont les mêmes que ceux des enquêtes de la CVJR, tels que définis dans sa stratégie d’enquête, à savoir la suspicion raisonnable, définie comme « l’existence d’un ensemble d’indices fiables, correspondant à d’autres circonstances confirmées, tendant à montrer que l’incident allégué s’est produit ».

Quant à la protection des témoins et victimes entendus, Monsieur, Ousmane Oumarou Sidibé rassure que « la CVJR prend toutes les dispositions nécessaires pour préserver les intérêts des victimes et témoins prenant part à ses audiences, y compris par un examen médical et un soutien psychologique offert avant et après avoir les audiences. Des partenariats sont établis avec les organisations de la société civile et les experts psycho- sociaux dans les localités d’origine des victimes, afin de garantir leur bien-être avant et après les audiences.

Les victimes et témoins entendus signent une clause de consentement écrit dans un délai d’au moins 14 jours avant la date (…)

RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE DANS LE « NOUVEL HORIZON » DU JEUDI 03 DÉCEMBRE 2020

Alpha C. SOW – NOUVEL HORIZON

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